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Le nom

Pourquoi Tétragramme

Un tétragramme est un assemblage de quatre lettres. Le mot désigne trois choses à la fois, et les trois se rejoignent exactement là où travaille la géomancie.


IGNIS · AER · AQVA · TERRA TÉTRAGRAMME LIRE LES SIGNES DE LA TERRE

Armoiries composées pour ce site. Elles n'ont aucune existence héraldique officielle et ne prétendent à aucune ancienneté.

Le mot vient du grec tetragrammos, formé de tetra, quatre, et de gramma, le caractère écrit. Il entre en français comme adjectif en 1549 et comme nom en 1834, mais on le rencontre bien plus tôt sous sa forme longue : un texte de 1483 parle du « hault tetragramate ». Le dictionnaire lui reconnaît trois sens. Ils se ressemblent si peu qu'on les croirait sans rapport, et pourtant chacun dit quelque chose de ce que je fais.

Le premier sens : seize figures de quatre rangs

Une figure géomantique est un tétragramme au sens le plus littéral. Quatre rangs superposés, portant chacun un point ou deux. Le premier rang répond au feu, le deuxième à l'air, le troisième à l'eau, le quatrième à la terre. Un rang à point unique dit que l'élément est actif dans la figure. Un rang double dit qu'il y sommeille.

Quatre rangs, deux états possibles par rang : deux puissance quatre, soit 16 figures. Pas une de plus, pas une de moins, et cette arithmétique est close depuis le premier jour. Personne n'a jamais rien pu ajouter à la géomancie, et c'est ce qui explique qu'elle ait traversé les siècles et les continents sans changer une seule de ses règles là où d'autres arts se sont délités.

Toute la discipline tient donc dans seize tétragrammes. C'est le premier motif du nom, et le plus simple.
Voir les seize figures

Le deuxième sens : le nom qu'on ne prononce pas

Le tétragramme, avec une majuscule et sans autre précision, désigne dans la tradition juive les quatre consonnes hébraïques du nom divin. Quatre lettres, aucune voyelle. Le dictionnaire le formule avec une prudence que j'aime beaucoup : la prononciation du Tétragramme étant inconnue, il vaut mieux laisser le nom divin sans voyelles.

Voilà une idée qui devrait tenir lieu de règle à tout praticien d'un art divinatoire. Quatre signes sont donnés. Ce qui les fait sonner ne l'est pas. On peut lire la structure et l'on doit se retenir de compléter le reste.

Un thème de géomancie se comporte exactement ainsi. Il donne des consonnes. Il ne donne pas les voyelles. Le praticien qui croit entendre le mot entier ajoute sa propre voix à celle du thème et appelle cela de l'intuition.

C'est la raison pour laquelle je vous montre toujours la construction d'une réponse. Non par pédagogie, mais parce que la part que je ne peux pas prouver doit rester visible comme telle.

Le troisième sens : les quatre essences

Le même dictionnaire donne un troisième sens, proprement hermétique, et c'est celui qui m'a décidé. Le tétragramme y désigne les quatre essences qui composent la nature humaine, là où la pensée ordinaire n'en distingue que deux ou trois. Le corps, l'âme et l'esprit ne suffisent pas : il en faut quatre.

Un tétragramme géomantique dit précisément cela d'une situation. Il la décompose en quatre étages qui ne se mélangent pas. Ce qui brûle, ce qui se pense, ce qui se ressent, ce qui pèse. Le feu, l'air, l'eau, la terre. Une difficulté qui paraît insoluble se révèle souvent n'être bloquée qu'à un seul de ces quatre étages, et le savoir change tout ce qu'on peut en faire.

C'est ce qu'une consultation cherche à rendre lisible. Pas votre avenir, votre composition présente.

Lire les armoiries

Les armes en tête de cette page ont été dessinées pour le site, et je le dis d'autant plus volontiers que rien ne serait plus contraire à cet art que de se prévaloir d'une ancienneté inventée. Elles se lisent ainsi.

  • L'écu est divisé en quatre bandes horizontales, une par rang du tétragramme, et porte les points de Caput Draconis, la tête du dragon, figure de ce qui s'ouvre par le haut. C'est la marque de la maison, et celle que vous voyez en haut de chaque page.
  • Le cimier est réduit à quatre points qui montent en couronne. C'est le geste du devin traçant ses points sur le sable, dont toute la discipline procède.
  • Le listel porte les quatre éléments dans leur ordre de tracé : ignis, aer, aqua, terra.
  • Les lambrequins ne sont pas des feuillages mais deux jets de points, comme le sable retombe une fois la question posée.
  • Les émaux se limitent à l'or et à l'argent, deux métaux et aucune couleur. En héraldique, poser métal sur métal est une faute. Elle est ici volontaire : un art qui ne travaille qu'avec des points et des rangs n'a pas besoin de couleurs.

Et le domaine

Il s'écrit sans accent, tetragramme.com, parce qu'un nom de domaine n'en accepte pas. Le mot, lui, en porte un.

Pour la suite, voyez ce qu'est la géomancie, le journal des thèmes commentés, ou le déroulé d'une consultation.